• Alain Hauer

La tétragone

Son surnom d'épinard de Nouvelle-Zélande souligne à la fois sa proximité avec cet autre légume, et ses origines australes. Découvrez cette plante excellente, dont la culture gagnerait à être plus développée.


Il s'agit d'une annuelle de la famille des aizoacées, particulièrement résistante à la sècheresse. Cela contribue à l'intérêt de cet "épinard d'été", dont les feuilles vertes, épaisses et charnues, sont comestibles. A noter qu'elle n'a rien à voir d'un point de vue botanique avec l'épinard, qui appartient au genre spinacia.



La tétragone se révèle très facile à cultiver. On peut la semer en rang à partir du mois de mai, en faisant bien tremper les graines au préalable. Prévoyez un sol riche, car la plante est gourmande ! En dépit d'arrosages espacés, elle produira tout l'été des feuilles que vous pourrez récolter régulièrement quelques semaines après semis.


Le feuillage se consomme cru ou cuit. Sa saveur est agréable, avec une pointe d'amertume, un petit goût iodé et un croquant intéressant.


Consommées crues, les petites et jeunes feuilles des sommités de la plante rejoindront vos salades, auxquelles elles apporteront une touche d'originalité. Vous ferez revenir le reste du feuillage dans un peu de beurre, en ajoutant du sel et une pointe d'ail (si c'est votre goût !). Vous pouvez également cuire les feuilles quelques minutes à l'eau, comme vous le feriez pour les épinards. Elles peuvent alors accompagner seules poissons et viandes blanches, rejoindre sans façon la pomme de terre pour produire une délicieuse purée.


Pour ma part j’apprécie la tétragone dans mon mélange de jeunes pousses de salade style "mesclun" ou alors juste tombés au beurre en accompagnement d’un beau filet de poisson ou d’un contre-filet de veau rôti rosé.


Belle découverte.

Le chef, Alain Hauer.